L'ORIGINE
On a vécu le problème avant de le résoudre.
Rentrée 2024.
Un étudiant atterrit en France après des heures de vol. Il a son billet, il a ses valises, il a une confirmation de logement sur son téléphone. Ce qu'il n'a pas encore, c'est sa nouvelle vie — mais il est prêt à la commencer. À l'adresse indiquée, il trouve une porte close. Le propriétaire ne répond pas. L'annonce a disparu. Il dormira à l'hôtel cette nuit-là, et les deux suivantes. Les jours qui devaient lui servir à ouvrir un compte bancaire, à s'inscrire à la CAF, à préparer sa première semaine de cours. Il découvre sa nouvelle ville par la fenêtre d'une chambre qu'il n'a pas choisie, seul, avec ce sentiment désagréable d'avoir tout bien fait et d'être quand même tombé dans un piège.
Ce n'est pas une exception. C'est une histoire qui se répète chaque rentrée, dans des dizaines de villes françaises, pour des milliers d'étudiants. Ceux qui arrivent de Douala, de Dakar, d'Abidjan ou de Naples avec l'espoir d'une nouvelle vie. Ceux aussi qui viennent simplement de la ville d'à côté, qui pensaient que trouver un logement serait la partie facile. Ils se heurtent tous au même mur : un marché locatif opaque, lent, qui n'a pas été pensé pour eux.
S'installer dans une ville pour étudier, c'est censé être un départ. Une promesse. Le début de quelque chose. Pas un parcours administratif épuisant où chaque semaine perdue est une semaine de moins pour se construire.
"Un étudiant ne devrait jamais passer ses premières semaines dans sa nouvelle ville à chercher où dormir."
FMR est née de ce constat. Pas d'une idée abstraite ni d'une étude de marché. D'une frustration réelle, vécue de près, et d'une question simple : pourquoi est-ce que personne ne règle vraiment ce problème ? On a décidé qu'on allait le faire.



